Architecture de la disparition: André Lefevre et Jean Aubert
Un film de Florence Sarano / 26’ / 2009 / 20h30
LIEU: Gare Bruxelles Congres 38, Boulevard Pachéco – 1000 Bruxelles
PRIX: membres JAP : Gratuit / non membres : 6 euros / Etudiants, chômeurs, … : 4,50€
Le Gaou Bénat, au Lavandou (Var), est une jolie pinède qui domine la mer. Ici, le regard se repose du mitage infernal qui, de Toulon à Menton, gangrène les collines d’un des plus beaux paysages du monde avec ses multitudes de constructions hétéroclites. Pourtant, le Gaou Bénat est loti aussi. Avec la même densité, mais tant de discrétion ! A la fin des années 50, les architectes André Lefèvre (né en 1921) et Jean Aubert (1924-2004) venaient ici faire du camping quand un promoteur leur proposa d’urbaniser ce site enchanteur. « Il fallait à tout prix s’effacer devant la beauté », explique André Lefèvre, qui, avec son associé, dessina alors, sur les 135 hectares du domaine, des routes, un village, six hameaux et sept cents maisons…quasiment invisibles. Des maisons de vacances toutes simples (depuis, les prix ont monté), de plain-pied, avec de gros murs de schiste rouge cernés d’un linteau de béton, d’immenses baies, des patios abrités, un toit-terrasse où poussent les agaves, et un réseau de sentes qui descendent vers la mer. Ici, les voitures, reléguées à l’arrière, se font aussi discrètes. C’est cette démarche très « développement durable » avant l’heure que salue avec bonheur l’exposition de la Villa Noailles, à Hyères. Vénérés au Japon, méconnus chez nous, André Lefèvre et Jean Aubert nous donnent une jolie leçon d’architecture et d’humilité, avec les photos in situ d’Olivier Amsallem et l’hommage admiratif de deux confrères loquaces, Rudy Ricciotti et Patrick Bouchain.
Avec l’aimanble autorisation de la Villa Noailles
Un film de Joachim Haupt & sabine Pollmeier/ 26’/ 2009/ Version originale sans sous titres
Ce film va à la rencontre de Sir Norman Foster à propos de la Hearts Tower qu’il a érigée en plein centre de New York.





